
Abordons ensemble ces sujets qui suscitent autant de curiosité que de confusion. Les gens pensent tout savoir, mais avouons-le, une bonne partie des idées reçues que nous avons sur le sujet repose sur des informations floues, parfois erronées. Alors, qu’en est-il vraiment ? Les femmes fontaines existent-elles réellement ? Que désigne exactement le squirt ? Et surtout, quelle est la différence entre éjaculation féminine et squirt ? Voici plus d’éclaircissements sur le sujet.
Le squirt : mythe ou réalité
Souvent ignoré dans les ouvrages médicaux, les récits poétiques et les discours occidentaux, le squirt a longtemps été marginalisé. Cela est dû en grande partie aux influences religieuses qui condamnaient le plaisir féminin. Pourtant, cette expérience est loin d’être un mystère récent : elle est documentée et célébrée depuis l’Antiquité dans de nombreuses cultures à travers le monde.
En Chine, au Japon ou encore en Inde, le squirt était même considéré avec respect et admiration. Mal compris et entouré de tabous, il reste parfois dissimulé ou méconnu et renforce à tort l’idée qu’il s’agirait d’une invention ou d’un phénomène réservé à l’industrie pornographique. Pourtant, le squirt est une réalité bien tangible.
Ce que montre le porno mainstream : majoritairement faux
Pour les personnes qui ont déjà vu des scènes de squirt sur des plateformes comme Pornhub, mettant en scène des jets spectaculaires dignes d’une fontaine de Las Vegas, il est temps de briser un mythe : c’est souvent truqué. De nombreuses actrices témoignent que ces performances sont majoritairement simulées.
Généralement, il s’agit soit d’urine, soit d’eau insérée à l’aide d’une poire avant le tournage et expulsée au moment où le réalisateur donne le signal. Dans la réalité, le squirt peut parfois prendre la forme d’un jet, mais il s’agit plus souvent d’un écoulement discret, voire imperceptible.
Le squirt provient de la vessie : vrai
Voilà une question qui alimente de nombreux débats : qu’est-ce que le squirt ? Ce liquide n’a rien à voir avec la cyprine (sécrétée pour lubrifier l’entrée du vagin) ni avec les leucorrhées (les pertes blanches qui assurent le nettoyage vaginal). Et bien qu’il ne soit pas de l’urine à proprement parler, il s’en rapproche. Des études ont montré que le squirt est un liquide clair contenant de l’urée et de la créatinine, des composants également présents dans l’urine, mais en plus faible quantité.
Ce que révèle l’étude : la vessie, un acteur clé du squirt
L’étude citée plus haut a démontré un phénomène surprenant : même lorsqu’elle est complètement vidée avant l’acte, la vessie se remplit très rapidement pour expulser son contenu par la suite. Comme l’explique le compte @orgasme_et_moi, ce mécanisme s’explique par les réactions du corps pendant l’excitation sexuelle. Lorsque la fréquence cardiaque s’accélère et que la pression artérielle augmente, l’organisme cherche à la réguler. Il diminue alors la quantité de liquide dans le sang, notamment via la transpiration et la production d’urine par les reins. Résultat : la vessie peut se remplir en un temps record, même après avoir été vidée.
Squirt et hygiène : quelques points à retenir
Si une femme a vidé sa vessie avant une activité sexuelle, le squirt sera généralement clair et quasiment inodore. En revanche, si elle ne l’a pas fait depuis un moment, le liquide pourrait contenir une légère odeur d’urine, car il peut se mélanger à celle déjà présente dans la vessie. Quoi qu’il en soit, pas de panique : le sexe peut parfois être désordonné, et c’est parfaitement normal. Il faut simplement penser à maintenir une bonne hygiène intime après l’acte pour réduire le risque d’infections.
Le squirt et l’éjaculation féminine, deux phénomènes distincts
Contrairement à une idée reçue, le squirt et l’éjaculation féminine ne désignent pas la même chose. L’éjaculation féminine ne provient pas de la vessie, mais des glandes para-urétrales, souvent appelées glandes de Skene. Ces glandes, situées près du méat urinaire, sont l’équivalent de la prostate chez les personnes ayant un pénis.
Comme la prostate masculine, ces glandes produisent un liquide lors de l’excitation. Ce liquide a pour fonction de transporter les spermatozoïdes chez les personnes à pénis. Chez les personnes à vulve, il ne semble pas avoir de rôle physiologique connu. Certains spécialistes estiment que ces glandes représentent une « prostate embryonnaire ». C’est-à-dire une structure qui aurait pu se développer davantage en présence de chromosomes XY, tout comme les tétons chez les hommes auraient pu devenir des seins avec une biologie féminine.
Squirt et orgasme : deux expériences distinctes
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le squirt n’est pas systématiquement lié à l’orgasme. Il peut survenir à différents moments : avant un orgasme, au pic du plaisir, ou même après, lors d’un relâchement. Il n’existe pas de règle stricte à ce sujet, et chaque personne peut vivre cette expérience de manière unique.
Apprendre à squirter : possible, mais pas garanti
Il n’existe pas de méthode universelle pour provoquer un squirt, mais certaines techniques peuvent aider. Tout commence souvent par une stimulation clitoridienne, qu’elle soit interne, externe ou combinée. Des mouvements de tapotement ou de frottement rapides sont souvent mentionnés comme efficaces.
Jüne Pla, autrice du guide Jouissance Club, partage des conseils sur le sujet, tout en précisant que ces techniques ne fonctionnent pas pour tout le monde.
Voici quelques idées supplémentaires :
- Si la femme est une femme à vulve, elle doit rester au-dessus de l’homme lors d’un rapport sexuel. Ensuite, elle doit effectuer des mouvements rapides en frottant son clitoris contre son bassin, avec ou sans pénétration.
- Pour les rapports sans pénétration, il faut demander une stimulation interne. Un tapotement vers le haut à l’intérieur du vagin, combiné à une stimulation rapide et ferme du clitoris, peut également être une approche intéressante.
La clé : détente et acceptation
La meilleure manière d’explorer le squirt est de l’accepter comme une expérience potentiellement désordonnée. Il faut se préparer avec un plaid ou un drap imperméable, créer un environnement où les partenaires se sentent en confiance et se laisser aller sans pression. La détente est souvent l’élément essentiel pour laisser le corps s’exprimer librement.
Le squirt réservé aux vulves ? absolument pas
Contrairement à une idée reçue, le squirt n’est pas exclusif aux personnes ayant une vulve. Les personnes avec un pénis peuvent également vivre cette expérience. Sur son compte, @orgasme_et_moi partage plusieurs témoignages qui en attestent, accompagnés de conseils et techniques à explorer. Une bonne lecture pour en apprendre davantage sur ce phénomène !
Je m’appelle Esmeralda, et je suis une blogueuse passionnée ainsi que rédactrice en chef de ce magazine en ligne. Originaire de Paris, j’ai étudié le journalisme à la Sorbonne avant de me lancer dans le monde des médias numériques. Avec un œil affûté pour les tendances, je partage mon expertise en mode, beauté, bien-être et développement personnel. À travers mes articles et mes conseils pratiques, j’aspire à aider les femmes à vivre pleinement et à s’épanouir dans tous les aspects de leur vie.
