Les cyberviolences sexistes subies par les créatrices de contenus continuent de faire parler d’elles. En octobre, des streameuses Twitch ont dénoncé le harcèlement et la sexualisation qu’elles endurent. Récemment, la youtubeuse Juju Fitcats a abordé ce problème, qu’elle dit avoir ignoré pendant longtemps. Elle a déclaré dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube : « Cela fait cinq ans que je garde le silence sur ce sujet. J’avais réussi à me convaincre que c’était acceptable. Mais ne pas en parler n’améliore rien ».
Les explications de Juju Fitcats sur les montages obscènes
Les influenceurs sont particulièrement conscients de cette réalité. Ils sont très souvent soumis à un harcèlement constant. C’est le cas du youtubeur Matsu. Ils sont nombreux à prendre de plus en plus la parole. Les créatrices de contenus, en plus des critiques, subissent un sexisme flagrant.
Le 9 janvier 2023, la youtubeuse et influenceuse fitness Juju Fitcats, alias Justine Becattini et compagne de Tibo InShape, a abordé ce sujet. Dans une vidéo intitulée «Mes N* DES fuitent… (il est temps d’en parler) », publiée sur sa chaîne YouTube, elle a évoqué ces problèmes.
« Je souhaite aborder une problématique majeure que nous rencontrons en tant que femmes dans nos métiers. Elle concerne aussi bien les youtubeuses, les streameuses, les actrices ou les chanteuses. C’est un véritable souci dont on ne parle pas assez. Il s’agit des “nudes” de moi qui circulent en ligne depuis quelques années. On va même jusqu’à mettre ma tête sur le corps d’une actrice en plein ébat avec un acteur, » a-t-elle confié.
L’influenceuse ajoute qu’il s’agissait de fausses images. Pour elle, il s’agit des montages de son visage sur des corps dénudés, publiées sur des sites pour adultes. Léna Situations a également a également subi de tels chantages.
Violences des femmes en ligne : un phénomène très courant
Dans sa vidéo, Juju Fitcats met en lumière le fait qu’elle n’est pas seule à être victime de ces pratiques. Le Monde a réalisé une enquête intéressante sur le sujet. Selon cette étude, plusieurs de femmes sont victimes de ces formes de violences. Généralement, elles sont critiquées pour un comportement jugé provocant ou trop sexualisé. Ces pratiques touchent aussi au revenge porn et au doxing. Il s’agit d’une publication non consentie de données personnelles en ligne.
D’après l’association StopFisha, 73 % des femmes ont déjà été victimes de violences sexistes ou sexuelles sur les réseaux sociaux. De plus, elle sont plus susceptibles d’être cyberharcelées que les hommes. Au Royaume-Uni, cette situation a alerté les législateurs. Cela a conduit à un amendement récent du projet de loi Online Safety Bill. Selon ce règlement, la diffusion sans consentement de vidéos hypertruquées pornographiques est considérée comme un crime et passive de peine.
La youtubeuse anticipe les avis qui minimise les cyberviolences sexistes. Elle les appelle « l’envers du décor ». Pour elle, c’est le prix à payer pour être célèbre sur les réseaux sociaux. Elle souligne que les hommes exposent aussi leur corps sur les réseaux sociaux. Pourtant, ils ne vont pas harcelés ni attaqués. C’est une disparité très visible.
Je m’appelle Esmeralda, et je suis une blogueuse passionnée ainsi que rédactrice en chef de ce magazine en ligne. Originaire de Paris, j’ai étudié le journalisme à la Sorbonne avant de me lancer dans le monde des médias numériques. Avec un œil affûté pour les tendances, je partage mon expertise en mode, beauté, bien-être et développement personnel. À travers mes articles et mes conseils pratiques, j’aspire à aider les femmes à vivre pleinement et à s’épanouir dans tous les aspects de leur vie.
